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Le ciel du mois — Juillet 2008

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+ La carte du ciel de juillet 2008

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+ Le ciel de juillet 2008

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Ce texte est également publié dans le quotidien Le Soleil de Québec.



Pot-pourri estival

par Marc Jobin, astronome au Planétarium de Montréal

Les nuits de juillet sont courtes mais tellement agréables ! C'est sans doute le meilleur moment de l'année pour se lancer dans l'exploration du ciel étoilé et, qui sait, se découvrir une nouvelle passion pour l'observation astronomique.

Juillet, c'est notamment le cœur de la Voie lactée à son meilleur : les constellations du Sagittaire et du Scorpion sont alors bien en évidence au-dessus de l'horizon sud à la fin du crépuscule astronomique. (Plus tard dans l'été, ces constellations seront déjà en train de se coucher lorsque le crépuscule se termine.)

Si vous en avez la chance, profitez d'une nuit sans lune à la campagne, avec un horizon sud bien dégagé, pour scruter cette portion du ciel à l'aide d'une simple paire de jumelles. Vous y apercevrez quantité de petites taches de lumière diffuses : parce qu'elle se trouve en direction du centre de notre Galaxie, cette région est particulièrement riche en amas et nébuleuses de toutes sortes. Au télescope, ces objets se révèlent dans toute leur splendeur.

Un astre particulièrement brillant attire notre attention dans cette même région du ciel : il s'agit de Jupiter, qui est à l'opposition le 9 juillet. La planète géante se lève alors au coucher du Soleil, culmine en milieu de nuit, et se couche au lever du jour. Malheureusement pour les observateurs, la position actuelle de Jupiter parmi les constellations n'est guère favorable : lorsqu'elle culmine, la planète géante s'élève à peine à 22 degrés au-dessus de l'horizon sud. Sa lumière doit alors parcourir un plus long trajet à travers l'atmosphère avant de parvenir à nos télescopes. L'image de la planète est donc embrouillée par les turbulences et autres remous de l'atmosphère, et les fins détails de ses bandes nuageuses sont masqués. Au cours des prochaines années, Jupiter se retrouvera parmi des constellations situées plus haut sur l'écliptique : la planète géante pourra alors offrir un bien meilleur spectacle aux amateurs. La Lune, presque pleine, sera voisine de Jupiter dans la nuit du 16 au 17 juillet.

D'autres planètes sont visibles en soirée. Ainsi, on retrouve Mars et Saturne dans la constellation du Lion, qui descend vers l'horizon ouest au crépuscule. Le 6 juillet, en début de soirée, les deux planètes reçoivent la visite du croissant de Lune; l'étoile Régulus se trouve également dans le voisinage. Mars file vers l'est parmi les constellations et rattrape puis dépasse Saturne qui se déplace beaucoup plus lentement. Du 9 au 11 juillet, l'écart entre les deux planètes est inférieur à un degré; le 10, à la tombée de la nuit, seulement deux tiers de degré les sépare — à peine plus que la largeur apparente de la Lune!

Mentionnons aussi le retour de Vénus dans le ciel du soir. C'est dans la bande de ciel encore brillant, au ras de l'horizon ouest-nord-ouest, que vous pourrez repérer l'Étoile du Soir à compter de la mi-juillet; à la fin du mois, elle se couche 45 minutes seulement après le Soleil. Même si elle s'écarte de plus en plus du Soleil, Vénus demeurera basse à l'horizon cet été et une bonne partie de l'automne, à cause de l'angle très fermé que fait son orbite avec l'horizon au cours des prochains mois. À compter de novembre prochain toutefois, la ligne Vénus-Soleil va se redresser par rapport à l'horizon et les conditions de visibilité de l'Étoile du Soir vont s'en trouver considérablement améliorées. Vénus accompagnera nos crépuscules jusqu'à la fin de l'hiver 2009.

La cinquième et dernière planète visible à l'œil nu se trouve dans le ciel du matin. Mercure est visible à l'aube, environ 45 minutes avant le lever du Soleil, très bas au nord-est. Vous pourrez l'apercevoir durant la première moitié du mois; elle devient même de plus en plus facile à repérer car son éclat augmente jusqu'à la mi-juillet. Après coup, elle se rapprochera rapidement du Soleil et de l'horizon, pour finalement disparaître dans les lueurs de l'aube.

Une question en terminant : À quel moment de l'année la Terre se trouve-t-elle le plus près du Soleil? Si vous avez répondu : « en hiver »… Bravo! En dépit des apparences, la Terre passe en effet au périhélie au début de janvier à chaque année. Elle sera à l'aphélie, le point de son orbite le plus éloigné du Soleil, le 4 juillet 2008 à 3 heures du matin : la distance Terre-Soleil s'élèvera alors à 152 104 136 km. Cela va peut-être contre l'intuition, mais cela démontre bien le fait que la variation de la distance entre la Terre et le Soleil n'est pas le facteur le plus important dans le cycle des saisons, mais plutôt l'angle avec lequel les rayons du Soleil frappent le sol dans nos régions selon la période de l'année.

Bonnes observations !


puceBuzz Aldrin appelle les Etats-Unis à ne pas se laisser distancer (le 30/06/2008 à 13h36)

L'astronaute américain Buzz Aldrin, le deuxième homme à avoir marché sur la Lune, a averti les Etats-Unis qu'ils risquaient d'être dépassés par la Russie et la Chine dans la course de l'Espace.

"Si nous nous détournons à nouveau de notre mission (dans l'Espace), nous allons devoir vivre en retrait pour le reste du siècle", a prévenu Aldrin dans une interview au Sunday Telegraph publiée dimanche.

L'astronaute a notamment appelé les deux candidats à la présidentielle américaine John McCain et Barack Obama à "maintenir le cap sur l'exploration spatiale" et à garantir une augmentation des financements alloués à la Nasa, l'agence spatiale américaine.

suite sur http://fr.news.yahoo.com/afp/20080629/tsc-usa-espace-russie-chine-c2ff8aa.html

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pucemars est apte a porter la vie (le 29/06/2008 à 16h11)

Phoenix vient de terminer sa première série d’analyses chimiques du sol martien, inondant littéralement les scientifiques de données qui, toutes, tendent vers une même constatation : la vie est possible sur la Planète rouge !

« Nous sommes submergés de résultats d’analyses chimiques, s’exclame Michael Hecht, responsable de l’instrument Meca (Microscopy, Electrochemistry and Conductivity Analyzer) au JPL. Nous tentons de comprendre comment se définit la chimie humide du sol martien, quels éléments y sont dissous, s’il est acide ou alcalin. Des résultats que nous venons de recevoir, nous pourrions dire comment ce sol pourrait supporter la vie ».

La nature du terrain sur lequel s’est posé Phoenix ressemble aux hautes terres à faible humidité de l’Antarctique. Mais ce qui a le plus surpris les chercheurs est l’alcalinité du sol. L’échantillon analysé, qui provient de la couche superficielle (environ 25 mm) montre un pH de 8 à 9. On y trouve aussi toute une variété de composants de sels dont l’identification n’est pas terminée, mais qui comprennent entre autres du  magnésium, du sodium, du chlore et du potassium.


La pelle du bras robotisé de Phoenix et la minuscule parcelle soumise aux analyses (en médaillon). Crédit Nasa/JPL.
http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/astronomie/d/phoenix-oui-mars-est-apte-a-supporter-la-vie_16017/

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pucele passé climatique du Groenland (le 22/06/2008 à 15h58)

Anatomie de brusques réchauffements climatiques passés

L'examen à haute résolution d'une carotte glaciaire du Groenland révèle la vitesse à laquelle le climat peut se modifier lorsqu'il se réchauffe, certaines composantes telles que la circulation atmosphérique pouvant changer en seulement une année.

Les fortes fluctuations climatiques qu'a connu le Groenland lors de deux épisodes brutaux de réchauffement, il y a 15 000 et 11 000 ans, offrent selon J. P. Stefffensen et ses collègues des repères importants pour prédire la vitesse des changements climatiques actuels.

L'analyse détaillée des chercheurs a permis de mesurer les variations au fil des ans de nombreux paramètres du climat à ces époques, des précipitations aux températures. Leurs résultats montrent des changements rapides et saisissants des températures durant chaque période de réchauffement ainsi qu'une réorganisation complète de la circulation atmosphérique polaire d'une année à l'autre.
suite sur http://www.flashespace.com/html/juin08/20_06_08.htm

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puceles trous noirs ont la même alimentation (le 22/06/2008 à 15h49)

Une nouvelle étude, qui implique essentiellement le télescope spatial en rayons X Chandra mais aussi de nombreux autres observatoires terrestres et spatiaux, démontre que les trous noirs ont des propriétés semblables, quelle que soit leur taille.

L’image présentée en bas d’article représente la galaxie spirale M81, située à environ 12 millions d’années-lumière de la Voie Lactée. Elle réunit les données de Chandra (en bleu), les données du télescope spatial Hubble en lumière visible (vert), celles du télescope spatial infrarouge Spitzer (rose) ainsi que celles en ultraviolet du télescope spatial Galex (pourpre). En médaillon figure un plan rapproché du centre de la galaxie réalisé par Chandra.

A cet endroit se trouve un trou noir super massif, représentant environ 70 millions de fois la masse de notre Soleil.

Cette étude de Sera Markoff et ses collègues, à paraître dans The Astrophysical Journal, présente les résultats d’une importante campagne d’observation d’un trou noir super massif en combinant toutes ces informations, mais aussi celles de télescopes optiques travaillant depuis la surface terrestre. Elle démontre que ce trou noir super massif s’alimente exactement comme ses homologues beaucoup plus petits, d’une dizaine de masses solaires seulement. L'observation confirme la théorie de la relativité d’Einstein qui prévoit que les trous noirs de toutes les tailles ont des propriétés similaires. La vérification de ce qui n’était jusqu’à présent qu’une hypothèse pourrait être utile à l’avenir pour définir les caractéristiques d’une nouvelle classe hypothétique de trous noirs.



suite sur http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/astronomie/d/tous-les-trous-noirs-ont-le-meme-regime-alimentaire_15958/
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puceHL tau B une nouvelle exoplanète (le 19/06/2008 à 18h15)

Découverte grâce à des radiotélescopes, HL Tau b est une planète en formation, tournant autour d'une étoile âgée de moins de cent mille ans, ce qui en fait la plus jeune des protoplanètes connues. En modélisant le disque de poussière et de gaz autour de HL Tau, les astrophysiciens ont retrouvé exactement les caractéristiques de HL Tau b. La théorie de la formation des planètes en sort renforcée.

La moisson d’exoplanète continue et nous n’en sommes probablement qu’au début. Ainsi, une équipe d’astronomes menée par Jane Greaves de l’ Université de St Andrews a mis à profit la puissance du Very Large Array (VLA) aux Etats-Unis et du Multi-Element Radio Linked Interferometer Network (Merlin) en Grande-Bretagne pour observer le disque de poussières et de gaz autour de l’étoile HL Tau.

suite sur http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/astronomie/d/hl-tau-b-la-plus-jeune-des-protoplanetes-connues_15926/

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pucephoenix aurait trouvé de la glace (le 19/06/2008 à 14h29)

Les scientifiques s'interrogent sur la nature d'une matière blanche découverte près de la sonde.

De la glace ou du sel ? La sonde américaine Phoenix, qui stationne près du pôle Nord de Mars depuis le 25 mai, vient de découvrir une matière blanche en creusant, à l'aide de son bras robotisé, une petite tranchée de 7,5 centimètres de profondeur que les scientifiques de la Nasa ont poétiquement baptisé «Dodo-Goldilocks». Depuis ils ne cessent de s'interroger sur la nature de cette mystérieuse formation géologique que Phoenix va photographier à nouveau dans les prochains jours. S'il s'agit de glace, hypothèse jugée la plus vraisemblable, l'exposition aux rayons solaires l'aura fait passer, pendant ce laps de temps, directement de l'état solide à l'état gazeux, sans passer par la forme liquide.

suite sur http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/06/19/01008-20080619ARTFIG00533-phoenix-aurait-trouve-de-la-glace-sur-mars.php

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pucenouvel éclairage sur calotte glaciaire (le 18/05/2008 à 14h19)

La cartographie radar de la calotte polaire du pôle nord martien a permis de faire une analyse détaillée de ses couches de sédiments, ce qui donne un éclairage sur sa formation et l'histoire thermique de la planète, annoncent des chercheurs dans le magazine Science daté du 16 mai.


La structure du pôle nord martien

En utilisant les données fournies par les radars du satellite Mars Reconnaissance Orbiter, Roger Phillips et ses collègues décrivent une calotte polaire ayant jusqu'à quatre couches formées de sable, de poussières et de glace, chacune étant séparée par des épaisseurs de glace plus propre.

Ils attribuent la formation de ces couches aux variations de l'orbite de Mars suivant les années et avancent que la calotte polaire s'est formée sur une période d'environ cinq millions d'années.
suite sur http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=5391

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puceles rovers martiens bientôt déactivés? (le 29/03/2008 à 15h07)

Les activités des 2 rovers « Spirit » et « Opportunity» actuellement en mission sur Mars dans le cadre du programme Mars Exploration Rovers de la NASA pourraient être restreintes étant donné que les dirigeants de l’agence envisagent de prélever $4 millions sur leur budget 2008.

La récente audition d’Alan Stern (responsable des programmes scientifiques de la NASA qui a démissionné cette semaine, cf. notre complément dans cette actualité) devant les Représentants le 13 mars dernier, avait déjà souligné les difficultés de l’agence en ce qui concerne le financement des programmes martiens. Cette coupe de budget des rovers serait opérée pour éponger les surcoûts du programme Mars Science Laboratory qui prévoit le lancement d’un autre rover l’an prochain pour une mission particulièrement ambitieuse.

Les équipes en charge des opérations des rovers et les scientifiques ont exprimé leur crainte par l’intermédiaire de Steve Squyres (Cornell University) qui estime qu’il faudra forcément mettre un rover en « hibernation » et réduire les activités du second suite à cette décision. Le moral des équipes a été atteint a-t-il dit, d’autant que des suppressions d’emplois seraient à craindre. John Callas, du Jet Propulsion Laboratory a également déploré le fait de réduire le budget de ces 2 véhicules encore viables et opérationnels.



http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/astronautique/d/un-rover-martien-bientot-au-chomage-technique_15086/

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puceLes nébuleuses planétaires, finalement, porteraient bien leur nom ! (le 15/03/2008 à 19h53)

Parce que ces objets flous catalogués par Messier il y a trois siècles ressemblaient beaucoup à Uranus dans les instruments de l'époque, William Herschel les avait baptisés nébuleuses planétaires. Quand on réalisa qu’il s’agissait d’enveloppes gazeuses et poussiéreuses éjectées par des étoiles en fin de vie, leur nom paru bien peu approprié. Au contraire, il recèle une part de vérité insoupçonnée, affirme aujourd'hui un groupe d’astrophysiciens !

Les nébuleuses planétaires sont parmi les plus beaux objets astrophysiques que l’on peut admirer dans le cosmos avec un télescope. Il s’agit de phénomènes transitoires, n’existant que pendant quelques dizaines de milliers d’années se formant lorsque les étoiles sont en fin de vie et quittent la séquence principale (dans le diagramme HR). Comme il s’agit d’un moment bref, en comparaison des dix milliards d'années d'espérance de vie moyenne pour des étoiles naines comme le Soleil, la probabilité d’observer un tel événement semble bien faible.

http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/astronomie/d/les-nebuleuses-planetaires-finalement-porteraient-bien-leur-nom_14947/

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puceL'Europe lance son premier vaisseau spatial ravitailleur, le « Jules Verne », à destination de l'ISS (le 09/03/2008 à 14h14)

Crédit : ESA

 

Le « Jules Verne », premier d'une série de véhicules de transfert automatiques (ATV) conçus par l'Agence spatiale européenne (ESA) pour ravitailler la Station spatiale internationale (ISS) et pour en rehausser l'orbite, a été lancé ce matin avec succès sur une orbite terrestre basse par une Ariane-5. Dans les semaines à venir, il effectuera des manœuvres de rendez-vous en vue de s'amarrer à l'ISS et de ravitailler l'équipage de la station en fret, en ergols, en eau et en oxygène.

 

Crédit : ESA - S. Corvaja 2008Le lancement a eu lieu au Port spatial de l'Europe, à Kourou (Guyane française), à 05h03 heure de Paris (01h03 heure locale). Pour cette mission, il a fallu recourir à une nouvelle version du lanceur, Ariane-5 ES, qui a été spécifiquement adaptée pour injecter ce vaisseau de près de 20 tonnes – soit une capacité d'emport plus de deux fois supérieure à celle de la version précédente – sur une orbite circulaire basse inclinée à 51,6 degrés par rapport à l'équateur et qui est équipée d'un étage supérieur réallumable.

 

Compte tenu de cette trajectoire de lancement inhabituelle, il a fallu faire appel à deux nouvelles stations de poursuite et de télémesure installées à bord d'un navire dans l'océan Atlantique et aux Açores. Après une phase de combustion initiale de 8 minutes au-dessus de l'Atlantique, l'étage supérieur d'Ariane-5 a amorcé un vol balistique de 45 minutes au-dessus de l'Europe et de l'Asie, puis il s'est réallumé pour un vol propulsé de 40 secondes au-dessus de l'Australie, nécessaire à la circularisation de l'orbite. La séparation du « Jules Verne », suivie par une station sol de Nouvelle-Zélande, a eu lieu à 06h09 heure de Paris (02h09 heure locale).

 

Le vaisseau spatial le plus complexe jamais construit par l'Europe

 

Le « Jules Verne » gravite maintenant autour de la Terre sur le même plan orbital que l'ISS, mais à 260 km d'altitude, contre 345 km pour la station. Il est suivi en permanence par le Centre de contrôle de l'ATV, installé dans les locaux du CNES à Toulouse (France). Ce centre assurera le contrôle en vol du véhicule tout au long de sa mission, en coordination avec les centres de contrôle de la mission ISS de Moscou et de Houston. Après une démonstration des manœuvres de sécurité en vol libre, l'ATV effectuera des manœuvres de phasage orbital en vue de son rendez-vous avec l'ISS, le premier créneau d'amarrage étant prévu le 3 avril , après le départ de la navette spatiale américaine Endeavour.

 

Baptisé « Jules Verne » en hommage au célèbre écrivain et visionnaire français du XIXe siècle, ce premier ATV est le plus grand et le plus complexe des vaisseaux spatiaux jamais développés par les Européens, combinant les fonctions d'une plateforme autonome, d'un véhicule spatial pilotable et d'un module de station spatiale. Il mesure environ 10 m de hauteur pour un diamètre de 4,5 m, et affiche une masse au lancement de 19 357 kg. Il se compose d'un module pressurisé de 45 m3, dérivé de la coque pressurisée de Columbus, et d'un système d'amarrage de fabrication russe, semblable à celui des capsules Soyouz, utilisées pour le transport d'équipages, ou des vaisseaux de ravitaillement Progress. Près de trois fois plus grand que le ravitailleur russe, l'ATV peut transporter environ trois fois plus de fret.

 

L'ATV est également le tout premier véhicule spatial au monde à avoir été conçu pour effectuer des manœuvres d'amarrage en mode automatique dans le respect des contraintes de sécurité très strictes liées à la conduite des vols spatiaux habités. Il est équipé de systèmes de navigation de haute précision et d'un logiciel de vol beaucoup plus complexe que celui d'Ariane-5.

 

Une nouvelle contribution de l'ESA à la « copropriété » ISS

 

Approuvé par l'ESA en 1995 pour contribuer financièrement aux coûts d'exploitation de l'ISS, le développement de l'ATV a été mis en route en 1998 par une équipe industrielle placée sous la direction d'Astrium Space Transportation et comprenant une trentaine de contractants représentant 10 pays européens.

 

A l'occasion de cette première mission ATV, le « Jules Verne » acheminera 4,6 t de charge utile, dont 1 150 kg de masse sèche, 856 kg d'ergols destinés au module russe Zvezda, 270 kg d'eau potable et 21 kg d'oxygène. Lors de ses missions suivantes, l'ATV transportera une charge utile plus importante, pouvant aller jusqu'à 7,4 t.

 suite sur http://pagesperso-orange.fr/pgj/0308-nouvelles.htm

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puceVoir à travers l'obscurité (le 07/03/2008 à 19h19)

tographier l'intérieur des nuages interstellaires en grand détail

 

Des astronomes ont mesuré la distribution de la masse à l'intérieur d'un filament foncé dans un nuage moléculaire avec un niveau étonnant de détail et à grande profondeur. La mesure est basée sur une nouvelle méthode qui regarde à la lumière proche infrarouge dispersée ou 'cloudshine' et a été faite avec le NTT (New Technology Telescope) de l'ESO. Associée au prochain télescope VISTA, cette nouvelle technique permettra aux astronomes de mieux comprendre les berceaux d'étoiles récemment nées.

 

Les vastes étendues entre les étoiles sont imprégnées de complexes géants de gaz froid et de poussières opaques à la lumière visible. Pourtant ce sont les futures pépinières d'étoiles.

 

"On voudrait avoir une connaissance détaillée des intérieurs de ces nuages foncés pour mieux comprendre où et quand les nouvelles étoiles apparaîtront," commente Mika Juvela, auteur principal du papier dans lequel ces résultats sont rapportés.

 

Parce que la poussière dans ces nuages bloque la lumière visible, la distribution de la matière dans les nuages interstellaires peut être examinée seulement indirectement. Une méthode est basée sur les mesures de la lumière des étoiles qui sont situées derrière le nuage [1].

 

"Cette méthode, quoique tout à fait utile, est limitée par le fait que le niveau de détails qu'on peut obtenir dépend de la distribution des étoiles de fond," note le co-auteur Paolo Padoan.

 

En 2006, les astronomes Padoan, Juvela, et leur collègue Veli-Matti Pelkonen, ont proposé que des cartes de la lumière dispersée pourraient être employées en tant qu'autre traceur de la structure intérieure du nuage, une méthode qui devrait apporter plus d'avantages. L'idée est d'estimer la quantité de poussières située le long de la ligne de la vue en mesurant l'intensité de la lumière dispersée.

 

Les nuages foncés sont faiblement illuminés par les étoiles proches. Cette lumière est dispersée par la poussière contenue dans les nuages, un effet nommé 'cloudshine' par les astronomes d'Harvard Alyssa Goodman et Jonathan Foster. Cet effet est bien connu des amoureux de ciel, car il crée en lumière visible de merveilleuses oeuvres d'art appelées 'nébuleuse par réflexion'. La nébuleuse du complexe Chameleon I est un bel exemple.

 

En faisant des observations dans le proche infrarouge, l'art devient science. Le rayonnement en proche infrarouge peut en effet se propager beaucoup plus loin dans le nuage que la lumière visible et les cartes de la lumière dispersée peuvent être utilisées pour mesurer la masse du matériel à l'intérieur du nuage.

 

Pour mettre cette méthode à l'essai et l'employer pour la première fois pour une évaluation quantitative de la distribution de la masse dans un nuage, les astronomes qui ont fait la suggestion originale, ainsi que Kalevi Mattila, ont fait des observations dans le proche infrarouge d'un filament dans le nuage de la Couronne australe [2]. Les observations ont été faites en Août 2006 avec l'instrument SOFI sur le télescope NTT (New Technology Telescope) de l'ESO à La Silla, dans le désert chilien d'Atacama. Le filament a été observé pendant environ 21 heures.

 

Leurs observations confirment que la méthode de dispersion fournit des résultats qui sont aussi fiables que l'utilisation d'étoiles de fond tout en fournissant beaucoup plus de détails.

 

"Nous pouvons maintenant obtenir des images de très haute résolution des nuages foncés et ainsi mieux étudier leur structure interne et la dynamique," ajoute Juvela. "Non seulement le niveau de détails dans la carte résultante ne dépend plus de la distribution d'étoiles de fond, mais nous avons également montré que là où la densité du nuage devient trop élevée pour pouvoir voir n'importe quelle étoile de fond, la nouvelle méthode peut toujours être appliquée."

 

"La méthode présentée et la confirmation de sa faisabilité permettront un éventail d'études dans le milieu interstellaire et la formation d'étoiles dans la Voie lactée et même d'autres galaxies," commente le co-auteur Mattila.

 suite sur http://pagesperso-orange.fr/pgj/0308-nouvelles.htm

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pucele vlti et les système en formations (le 02/03/2008 à 15h00)

Les nouveaux instruments du VLTI sont en train de montrer toute leur puissance. Grâce à eux, les astrophysiciens peuvent maintenant tester les modèles de disques d'accrétion proto-planétaires autour des jeunes étoiles. Les observations du disque entourant MWC 147 révèlent déjà quelques surprises.

L’astre connu sous la dénomination de MWC 147 est une toute jeune étoile faisant partie de la famille des objets de Herbig Ae/Be. Agé de moins d’un demi million d’années, c’est un bébé d’un jour si l’on rapporte cette durée à la vie du Soleil, né il y a 4,56 milliards d’années et qui deviendra une géante rouge dans quelque 5 milliards d’années.

MWC 147 photographiée par Stéphane Guisard (de l'ESO) avec un télescope de 200 mm, à l'observatoire Paranal (Chili). Cliquez sur l'image pour l'agrandir. © S. Guisard/ESO

MWC 147 est située à 2.600 années-lumière de distance en direction de la constellation de la Licorne et l’on estime que sa masse est de l’ordre de 6,6 fois celle du Soleil. C’est un candidat idéal pour comprendre les mécanismes complexes se produisant dans le disque de poussières entourant une étoile, à l’origine de la formation des planètes. Comme les nuages de poussières sont relativement transparents en infrarouge, il devient possible avec des instruments comme Amber et Midi, qui permettent d’atteindre une haute résolution par des techniques d’interférométrie à ces longueurs d’onde, de sonder la structure des disques autour des jeunes étoiles, comme c’est précisément le cas ici.

http://www.futura-sciences.com/fr/sinformer/actualites/news/t/astronomie/d/le-vlti-nous-plonge-dans-les-systemes-planetaires-en-formation_14440/

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puce270 millions d'années-lumière : la plus grande structure de matière noire jamais observée (le 24/02/2008 à 12h50)

Une équipe de 19 astronomes français et canadiens a découvert l'existence de structures de matière noire mesurant 270 millions d'années-lumière, soit plus de 2 000 fois la taille de notre Galaxie. Il s'agit des plus grandes structures observées à ce jour. C'est en analysant les images produites dans le cadre du grand relevé du ciel "Canada-France-Hawaii Telescope Legacy Survey" (CFHTLS), que les chercheurs, pilotés par l'Institut d'astrophysique de Paris (1), l'Université British Columbia et l'Université de Victoria, ont observé les effets de distorsions gravitationnelles produits par ces structures cosmiques. Ils ont ainsi découvert comment matière et énergie noires ont participé à la construction et à l'agencement des grandes structures de l'Univers actuel. Publié dans Astronomy & Astrophysics en février 2008, ce résultat offre un éclairage nouveau et sans précédent sur l'histoire de la formation de ces structures et sur les propriétés de cette mystérieuse matière noire, qui est tout de même cinq fois plus abondante dans l'Univers que la matière "ordinaire".

 

© Canada-France-Hawaii Telescope Corporation 2008

 

Les astronomes savent depuis quelques temps que l'Univers est rempli d'une énigmatique matière noire. Cette matière invisible forme des structures géantes de filaments, de feuilles et d'amas. La manière précise avec laquelle cette "trame cosmique" est répartie a longtemps intrigué les scientifiques.

 

Une équipe internationale de 19 astronomes (2) vient de découvrir des structures de matière noire mesurant jusqu'à 270 millions d'années-lumière. Ces structures s'étendent sur des distances représentant plus de 2 000 fois la taille de notre galaxie, la Voie Lactée. Une longueur qui n'avait jamais été détectée jusqu'à ce jour, le précédent record avoisinant les 100 millions d'années-lumière ! Les distances observées sont ainsi trois fois plus grandes que ne l'étaient celles des précédentes analyses.

 

Pour y parvenir, les scientifiques utilisent une technique relativement nouvelle, dite de "lentille gravitationnelle faible". Petite explication… La lumière des galaxies lointaines est déviée par la matière noire pendant son trajet vers nous à travers l'Univers. De la même manière que la structure osseuse du corps humain est rendue visible sur les radiographies en rayons X, la matière noire laisse son empreinte dans la signature lumineuse des galaxies, révélant sa présence par la gravité qu'elle exerce. Cela se traduit par des effets de distorsions gravitationnelles. Mesurer précisément ces effets, prédits par Einstein, tel fut l'objectif principal du grand relevé du ciel "Canada-France-Hawaii Telescope Legacy Survey" (CFHTLS).

 

Coordonnée par l'Institut d'astrophysique de Paris (IAP, CNRS / Université Paris 6 / Observatoire des sciences de l'univers), l'Université British Columbia et l'Université de Victoria au Canada, l'équipe a passé plusieurs années à développer des outils pour analyser les images obtenues par la plus grande caméra numérique du monde, MegaCam (3), équipant le télescope Canada-France-Hawaii (CFHT) (4). Ces résultats représentent une avancée sans précédent : de si grandes échelles et de si petits signaux n'avaient encore jamais été explorés auparavant.

 

« Nos observations repoussent les limites de notre connaissance de la trame cosmique bien au-delà de ce qui était connu jusqu'alors », explique Liping Fu. « Nous confirmons ainsi la validité de notre modèle de l'Univers, y compris jusqu'à ces très grandes échelles. Les mesures aux grandes échelles, ajoute-elle, présentent l'avantage d'être facilement comparables aux prédictions théoriques ». Elles permettent de déterminer la composition de l'Univers, ce qui est fondamental pour comprendre son histoire et son évolution, mais aussi prédire son devenir à long terme.

 

De plus, « ces résultats montrent que les lentilles gravitationnelles faibles sont une technique fiable et précise pour la cosmologie » souligne Yannick Mellier de l'IAP. La prochaine génération de télescopes et de caméras mesurera les effets de ces lentilles à travers l'ensemble du ciel, sur des milliards de galaxies. Ces relevés contribueront à révéler la nature, pour l'instant mal connue, de la matière noire et apporteront un éclairage précieux sur le mystère encore plus grand que constitue l'énergie sombre.

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pucedeux planètes trouvées par lentille gravitationnelle (le 16/02/2008 à 16h03)

Pour la première fois, deux planètes extrasolaires ont été découvertes simultanément par la méthode de microlentille gravitationnelle autour de OGLE-2006-BLG-109L, une étoile située à quelque 5.000 années-lumière de la Terre.

Contrairement à d’autres méthodes de détection d'exoplanètes, le hasard entre pour une bonne part dans celle des microlentilles gravitationnelles. Il est en effet impossible de l’appliquer à n'importe quelle étoile puisqu'il faut obtenir un alignement parfait entre l’astre visé et une autre étoile située en arrière-plan servant de "mire". Sa lumière, déformée par la force d’attraction de l'étoile à étudier, dévoile des objets invisibles tournant autour d'elle.

Dans le cas présent, l’étoile observée, située à 5.000 années-lumière de la Terre, devait occulter durant environ deux semaines une autre étoile plus éloignée entre fin mars et début avril 2006. L'évènement mobilisait 11 télescopes terrestres des réseaux MOA (Microlensing Observations in Astrophysics), Planet (Probing Lensing Anomalies NETwork) et RoboNet Collaboration, dans le cadre du programme Ogle (Optical Gravitational Microlensing Experiment), qui a déjà un certain nombre de découvertes à son actif.

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pucetrou noir et naine blanche: rencontre explosive. (le 09/02/2008 à 13h40)

Que se passe-t-il quand une naine blanche passe trop près d’un trou noir dépassant les centaines de masses solaires ? D’après un ensemble de simulations numériques, il ne se produit rien de moins que l’explosion d’une supernova ! Ce genre d’explosion thermonucléaire atypique pourrait se produire dans les amas globulaires.

Les explosions de supernovae liées aux naines blanches sont ordinairement le résultat de l’accrétion pas celles-ci du gaz arraché à une étoile compagne par des forces de marée. Au-delà d'une certaine augmentation de masse, précisément lorsque la masse de Chandrasekhar est dépassée, la naine blanche est alors le lieu d’une suite de réactions nucléaires qui s’allument à nouveau et produisent une explosion soufflant complètement l’étoile, ne laissant aucun résidu sous forme d’astres compacts, comme une étoile à neutrons ou un trou noir.

Dans les produits de l’explosion se trouve alors un isotope du nickel (56Ni) qui se désintègre rapidement en isotope du cobalt (56Co) puis enfin en fer (56Fe). L’énergie libérée fait briller les éjectas pendant plusieurs semaines alors que l’explosion elle-même n’aura duré que 10 secondes environ. On est alors en présence de ce qu’on appelle une supernova de type I. Dans certains cas, on soupçonne que ce type de supernova, avec une courbe de variation de luminosité bien caractéristique, peut aussi se produire lorsque deux naines blanches entrent en collision.

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pucedécollage d'atlantis réussi (le 08/02/2008 à 11h45)

Il a été lancé aujourd'hui du Centre spatial Kennedy (Cap Canaveral, Floride), à 20h45  heure de Paris , à bord de la navette spatiale Atlantis de la NASA. Pour cet aller simple vers l'orbite terrestre, Columbus a été confié aux mains expertes d'un équipage de sept astronautes, dont deux membres du Corps des astronautes européens, le Français Léopold Eyharts et l'Allemand Hans Schlegel.

 

Alors que Hans Schlegel rentrera au terme de la mission de 12 jours de la navette, Léopold Eyharts séjournera à bord de l'ISS pendant plus de deux mois au cours desquels il supervisera la recette en orbite du laboratoire Columbus de l'ESA et de ses installations expérimentales et se livrera à de nombreuses expériences.

 

Le samedi 9 février, à 18h23 heure de Paris, la navette spatiale Atlantis s'amarrera à l'ISS. Le lendemain, le bras robotique Canadarm2 de la Station extraira le module Columbus de la soute de la navette et l'arrimera à l'écoutille tribord du module Harmony (élément de jonction 2). Deux astronautes, dont Hans Schlegel, effectueront une sortie extravéhiculaire pour aider à cette manouvre.

 

Lorsque le module sera amarré et sécurisé, les opérations de recette en orbite commenceront sous la responsabilité de Léopold Eyharts qui deviendra alors membre à part entière de l'équipage résident de l'ISS. Les expériences scientifiques à bord de Columbus débuteront quelques heures plus tard.

 

Deux autres sorties dans l'espace sont prévues pendant qu'Atlantis sera amarrée à l'ISS, notamment une seconde sortie pour Hans Schlegel et un astronaute de la NASA, qui installeront des charges utiles scientifiques externes ainsi que des rampes sur le module Columbus.

 

Un laboratoire de pointe au service de la science en orbite

 

Crédit : ESA - D. DucrosFer de lance de la recherche, le laboratoire Columbus est la pierre angulaire de la contribution de l'Europe à l'ISS. Une fois amarré à cet avant-poste en orbite, ce module de 7 m de longueur et pesant 12,8 t offrira un environnement dans lequel des astronautes, en bras de chemise, exploiteront des équipements scientifiques et conduiront des expériences en impesanteur couvrant de nombreux domaines : sciences de la vie, physiologie et biologie humaines, physique des fluides, sciences des matériaux, technologie et enseignement. De plus, il disposera également de points d'ancrage externes pour des expériences axées sur les sciences spatiales, l'observation de la Terre, les matériaux et les technologies spatiales de pointe.

 

Avec le lancement et l'amarrage de Columbus, l'ESA deviendra également responsable de l'exploitation et de l'utilisation de l'ISS et sera donc admise à faire voler ses propres astronautes pour des missions de longue durée en leur qualité de membre de l'équipage résident de l'ISS, dans des proportions correspondant à l'investissement consenti par l'Europe pour cette installation internationale.

 

Columbus emporte 2,5 t de charges utiles scientifiques disposées dans cinq bâtis interne accueillant des installations de recherche intégrées ou des installations modulaires multi-utilisateurs comme Biolab, le Laboratoire de physique des fluides, les Modules de physiologie européens, le Bâti à tiroirs européen et le Module de transport européen. Deux autres charges utiles sont embarquées séparément dans la soute de la navette et seront fixées à des plates-formes extérieures de Columbus ; il s'agit de l'Observatoire solaire et de l'Installation européenne d'exposition au milieu spatial pour les recherches technologiques. D'autres charges utiles internes et externes seront ajoutées ultérieurement.

 

Dès son raccordement à l'ISS, le laboratoire spatial européen sera contrôlé et piloté par le Centre de contrôle Columbus de l'ESA, situé dans les locaux du Centre allemand d'opérations spatiales du DLR à Oberpfaffenhoffen (Allemagne), qui sera responsable de sa recette et de la coordination des opérations scientifiques à bord. Ce centre de contrôle spécialisé gérera également le réseau de télécommunications au sol, assurant les liaisons avec les centres de contrôle américain et russe ainsi qu'avec d'autres centres de contrôle des opérations en Europe. Un réseau de Centres de soutien et d'exploitation pour les utilisateurs (USOC) a été mis en place en Europe pour faciliter l'interface entre les chercheurs et les charges utiles scientifiques embarquées à bord de Columbus et permettre aux chercheurs de piloter leurs expériences et de recevoir les résultats en temps réel.

 

Des modules européens pour la Station

 

Bien que Columbus soit une contribution majeure de l'ESA à l'ISS, ce n'est ni le premier ni le dernier élément à être lancé. L'ESA a déjà fourni un système de gestion de données pour la composante russe (DMS-R) et plusieurs bâtis d'équipements de recherche sont déjà en service, comme la Boîte à gants pour la recherche en microgravité ou le Congélateur de laboratoire à -80° C pour l'ISS. Au titre d'un accord de compensation avec la NASA, l'ESA fournira également le module de raccordement à Harmony (élément de jonction 2) qui a été livré par le précédent vol de la navette en octobre. Debut mars, un lanceur Ariane-5 acheminera également le Jules Verne, premier d'une série de véhicules de transfert automatique qui serviront à la fois à la desserte et au rehaussement d'orbite de la station. D'autres contributions de l'Europe sont prévues dans l'avenir, y compris le bras télémanipulateur européen, l'élément de jonction 3 et la coupole, poste d'observation en forme de dôme.

 

M. Daniel Sacotte, Directeur des programmes Vols habités, Recherche en microgravité et Exploration, explique : « Le lancement de Columbus marque le début d'une ère nouvelle. Il y a longtemps que la communauté européenne des vols habités et des sciences spatiales attend ce moment. La décision de s'intéresser au projet Columbus a été prise en 1985. À cette date, nous envisagions une contribution au projet de station spatiale Freedom de la NASA. Puis, le monde a changé et Freedom a été repensé et est devenu un programme réellement international. Nous avons été à même d'engager le développement à grande échelle de Columbus il y a une douzaine d'années. Aujourd'hui, Columbus est une réalité, un laboratoire dans l'espace beaucoup plus performant que ce que nous avions proposé en 1985 et même que ce que nous avions envisagé en 1995; en effet, nous avons profité des retards d'assemblage de l'ISS pour améliorer nos études de conception et nos équipements. Columbus est aujourd'hui un laboratoire spatial de classe internationale, prêt pour 10 ans d'expériences scientifiques passionnantes. »

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pucel'éponge de saturne (le 06/02/2008 à 20h09)

Un des anneaux de Saturne fait le nettoyage, absorbant le matériel jaillissant des fontaines sur la minuscule lune glacée Encelade de Saturne, selon de nouvelles observations du vaisseau spatial Cassini.

 

L'anneau A de Saturne et Encelade sont séparés de 100.000 kilomètres, pourtant il y a un lien physique entre les deux," commente le Dr. William Farrell du GSFS (Goddard Space Flight Center, Greenbelt, Md) de la NASA. Avant Cassini, on a cru que les deux corps étaient des entités séparées et distinctes, mais les observations uniques de Cassini indiquent qu'Encelade fournit réellement une partie de sa masse directement au bord externe de l'anneau A." Farrell est l'auteur principal d'un papier sur cette découverte qui est apparue dans Geophysical Research Letters du 23 Janvier.

 

C'est le dernier phénomène étonnant lié aux geysers de glace d'Encelade à être découvert ou confirmé par des scientifiques de Cassini. Plus tôt, les geysers se sont avérés être responsables du contenu de l'anneau E. Ensuite, l'entier environnement magnétique de Saturne s'est avéré être surchargé par le matériel se répandant d'Encelade, qui devient le plasma -- un gaz de particules électriquement chargées. Maintenant, les scientifiques de Cassini confirment que le plasma, qui crée un nuage en forme de beignet autour de Saturne, est attrapé par l'anneau A de Saturne, qui agit comme une éponge géante où le plasma est absorbé.

 

Tiré de l'intérieur d'Encelade, les particules de gaz deviennent électriquement chargées (ionisées) par la lumière du Soleil et les collisions d'autres atomes et électrons. Une fois électriquement chargées, les particules sentent la force magnétique et sont balayées dans l'espace autour de Saturne sous l'influence du champ magnétique puissant de la planète. Là, elles sont emprisonnées par les lignes de champ magnétique de Saturne, rebondissant d'un pôle à l'autre. L'amusement s'achève, toutefois, si leur chemin de rebondissement les achemine vers l'intérieur de Saturne vers l'anneau A. Là, elle sont bloquées, devenant essentiellement une partie de l'anneau. "Une fois qu'elles sont vers l'anneau externe A, elles sont coincées," ajoute Farrell.

 

"C'est un exemple de la façon dont les anneaux de Saturne atténuent l'environnement global de rayonnement autour de la planète, épongeant les particules de faible et de grande énergie," indique Farrell. En revanche, Jupiter n'a aucun anneau dense pour absorber les particules de grande énergie, de sorte que l'environnement de rayonnement extrêmement élevé de la planète persiste.

 

Les observations de Cassini confirment une prévision faite par le Dr. John Richardson et le Dr. Slobodan Jurac du MIT (Massachusetts Institute of Technology). Au début des années 1990, les observations du télescope spatial Hubble ont révélé la présence d'un grand corps de molécules liées à l'eau en orbite à environ 240.000 kilomètres de la planète. Richardson et Jurac ont modélisé ce nuage d'eau et démontré qu'il pourrait migrer vers l'intérieur vers l'anneau A. "Nous avons compté sur leurs prévisions pour nous aider à interpréter nos données," note Farrell. "ils l'ont prévu, et nous le voyions."

 

Au moment de leur prévision, la source du nuage d'eau était inconnue. La source n'était pas été identifiée jusqu'en 2005 quand Cassini a découvert les geysers étonnants émis par Encelade.

 

Les données pour la découverte que l'anneau A de Saturne agit comme une éponge ont été collectées en Juillet 2004 quant Cassini est arrivé en orbite autour de Saturne, faisant son survol le plus proche au-dessus de l'anneau A. "Nous avons volé au ras du dessus de ce fin d'anneau," note Farrell.

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pucemars en 3d (le 06/02/2008 à 15h00)

Mars est sur le point de se rapprocher de la 3D, comme jamais auparavant, grâce aux données de l'instrument HRSC (High Resolution Stereo Camera) de Mars Express. Un nouvel ensemble de données en haute résolution du DTM (Digital Terre Model) qui a tout juste été publié sur l'Internet, permettra aux chercheurs d'obtenir de nouvelles informations sur la planète rouge en 3D.

 

Les DTMs permettent aux scientifiques de "se tenir" sur les surfaces planétaires. Bien que les images ordinaires peuvent donner des vue d'ensemble spectaculaires, elles peuvent seulement donner une partie de l'image. Elles omettent la topographie, ou l'élévation verticale des environnements. C'est là où Mars Express intervient.

 

Le HRSC a été particulièrement conçu pour fournir ces informations et, après des années de traitements informatiques spécialisés, la première publication complète des données 3D d'une grande partie de la surface martienne est maintenant prête. "Comprendre la topographie de Mars est essentiel pour comprendre sa géologie," commente le professeur Gerhard Neukum (Freie Universität (FU) Berlin, Allemagne), investigateur principal pour le HRSC.

 

Le DTM peut immédiatement indiquer aux chercheurs la pente des flancs de coteau ou la taille des falaises, l'altitude et pente des écoulements de lave ou des plaines de désert. "Ces données sont essentielles pour comprendre comment l'eau ou la lave a coulé à travers Mars," ajoute Neukum.

 

Elles aident également les scientifiques planétaires à mieux interpréter d'autres données, par exemple les résultats du radar MARSIS (Mars Advanced Radar for Subsurface and Ionosphere Sounding ). "Une fois que nous savons où se trouve la surface, nous pouvons correctement interpréter les échos radar que nous obtenons du dessous d'elle," note le scientifique de l'ESA Angelo Rossi, membre de l'équipe du HRSC.

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puceles premièes infos à propos de vénus express (le 05/02/2008 à 18h39)

Crédit : ESA (Image by C. Carreau)

 

Venus Express a récemment 'épluché' les nuages épais autour de Vénus pour fournir la carte la plus précise et la plus étendue de la vapeur d'eau et d'autres gaz dans l'atmosphère inférieure à ce jour.

 

Comme planète, Vénus ne rayonne pas une quantité significative de lumière visible. Mais en raison des températures cuisantes au-dessous de son épaisse couche de nuages, atteignant 200°C à une altitude de 35 kilomètres et de plus de 450°C sur la surface, il y a beaucoup de rayonnement infrarouge venant du dessous.

 

A certaines longueurs d'onde, ou fenêtres infrarouges, ce rayonnement peut passer à travers les nuages épais, diffusant l'information sur ce qui se trouve au-dessous. Par exemple, son intensité, et comment elle augmente ou diminue à certaines longueurs d'onde, peut nous en dire beaucoup sur la composition de l'atmosphère.

 

Grâce à la capacité unique de son spectromètre VIRTIS à utiliser ces fenêtres spectrales, Venus Express a cartographié l'atmosphère lors de nombreuses orbites et a couvert l'atmosphère inférieure pour la première fois.

 

L'atmosphère de Venus est dominée par le dioxyde de carbone mais quant VIRTIS a regardé, Il a détecté la signature de monoxyde de carbone, une trouvaille peu commune dans l'atmosphère profonde de la planète. Regardant plus loin, dans une résolution plus élevée, les scientifiques ont également trouvé du sulfure de carbone et de la vapeur d'eau. Depuis le début des années 1980 ces molécules étaient connues pour exister sur Vénus, mais avant Venus Express elles n'avaient jamais été mesurées et cartographiées si abondammen et si exactement.

 

Le monoxyde de carbone est d'une telle rareté sur Vénus qu'il peut être utilisé comme traceur pour surveiller les modèles de circulation dans l'atmosphère. C'est comme étudier l'écoulement de l'encre fluorescente que l'on laisse tomber dans un liquide pour révéler le modèle de circulation dans le liquide lui-même.

 

La présence du sulfure de carbone est habituellement liée à l'oxyde de carbone : partout où le sulfure de carbone est abondant, il y aura peu d'oxyde de carbone et vice versa. Les observations passées ont déjà suggéré que c'est le cas, et VIRTIS a cartographié la distribution avec une plus grande exactitude

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puceLa Terre vue de l'Espace : le delta du Niger (le 03/02/2008 à 10h51)

La Terre vue de l'Espace : le delta du Niger
 
The Niger delta
 
 
1 février 2008
Cette image prise par Envisat révèle la structure du bassin hydrologique du bas Niger, au sud du Nigeria, autour de la confluence entre le fleuve Niger (à gauche) et son affluent la Bénoué.
 
Long de 4180 km, le fleuve Niger - le plus grand fleuve d'Afrique de l'Ouest - se classe en troisième position parmi les plus longs fleuves africains, après le Nil et le Congo. Il prend sa source dans les hautes terres du sud de la Guinée et traverse ou borde les territoires de cinq pays : Guinée, Mali, Niger, Bénin et Nigeria.

La rivière Bénoué, principal affluent du Niger avec une longueur de près de 1400 km, se jette dans celui-ci en face de la ville de Lokoja. A partir de ce confluent, le Niger effectue un virage à près de 90° vers le sud et poursuit dans cette direction jusqu'à ce qu'il se jette dans le Golfe de Guinée et l'Océan Atlantique.

Avant d'atteindre le golfe, le Niger se déploie en un large delta en forme d'éventail sur plus de 190 km et qui représente plus de 7% du territoire nigérian. Ce delta recèle également l'un des plus riches gisements de pétrole de la planète.

suite sur http://www.esa.int/esaCP/SEMOQWOR4CF_France_0.html

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